Construire une nouvelle mesure agroenvironnementale

La présence de plantes messicoles dans une parcelle agricole est liée à une combinaison complexe de facteurs écologiques, conjoncturels et agronomiques, et ne peut résulter de l’application d’une pratique favorable isolée. C'est pourquoi la Fédération des Parcs naturels régionaux, la Fédération des Conservatoires botaniques nationaux et l'ADASEA du Gers ont proposé en 2013 au Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Forêt (MAAF) de créer une nouvelle mesure agroenvironnementale et climatique (MAEC) spécifiquement adaptée à la préservation des plantes messicoles. 

Cette mesure est basée sur un diagnostic initial de la parcelle et ne concerne que les parcelles agricoles présentant une richesse en plantes messicoles. Il s'agit de valoriser le savoir faire de l'agriculteur qui s'engage à maintenir cette richesse spécifique grâce aux pratiques qu'il maîtrise qui se sont montrées adaptées.

Cette proposition n'a pas été retenue par le MAAF, considérant que les modalités de contrôle de la mesure seraient trop complexes et que les diverses mesures déjà existantes devraient être suffisantes.
Point positif quand même : le Ministère a  bien identifié l'enjeu "messicoles" parmi les enjeux de biodiversité susceptibles de permettre la création d'un programme agroenvironnemental (PAE) sur un territoire, condition absolument indispensable à la souscription de mesures agroenvironnementales !

En 2019, une réflexion est en cours avec la Fédération des Parcs naturels régionaux de France pour tenter de construire une nouvelle proposition.